Biochimie facile
Questions: Les acides gras monoinsaturés
Comment traiter les acides gras monoinsaturés en béta-oxydation, ce que devient la double liaison pendant la dégradation, et le bilan complet en ATP.
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Tous les êtres vivants sont faits de cellules. La cellule est la plus petite unité structurale et fonctionnelle du vivant, et on appelle son étude la biologie cellulaire, ou cytologie.
Certains êtres vivants, qu’on dit unicellulaires, tiennent en une seule cellule. Nous sommes pluricellulaires, et le compte donne le vertige : le corps d’un adulte de 70 kg est fait d’environ 30 000 milliards de cellules, d’après l’estimation la plus citée (Sender, Fuchs et Milo, 2016).
Ces cellules diffèrent par leur forme et par leur contenu, et chacune se spécialise dans une activité. Quand des cellules spécialisées s’associent pour remplir un ou plusieurs rôles précis, elles forment un tissu. La discipline qui étudie les tissus, le plus souvent au microscope optique, s’appelle l’histologie.
Chez l’être humain, tous les tissus se rangent dans quatre familles. Chacune a son rôle et, surtout, un signe qui permet de la reconnaître quand on la regarde au microscope.

Les épithéliums couvrent les surfaces externes du corps et tapissent ses cavités internes. L’épiderme de votre peau en est un, tout comme la paroi intérieure de votre intestin. Les épithéliums forment aussi les glandes, qui fabriquent des substances et les libèrent.
On les reconnaît à leurs cellules jointives, serrées les unes contre les autres, avec presque rien entre elles.
Les cellules du tissu conjonctif produisent des substances qu’elles déposent autour d’elles. L’ensemble de ces substances forme la matrice extracellulaire, que vous verrez souvent abrégée en MEC. Cette matrice est en général abondante, et les cellules s’y trouvent dispersées. Le tissu conjonctif, ce sont les deux ensemble, les cellules et leur matrice.
Retenez bien ce contraste avec l’épithélium, parce que c’est lui qui vous évitera de confondre les deux. Dans un épithélium, les cellules se touchent. Dans un tissu conjonctif, elles sont éloignées les unes des autres et baignent dans la matrice qu’elles ont fabriquée.
La famille conjonctive est très large. Elle comprend le derme, les tendons, le cartilage, l’os, et le tissu adipeux, celui qui stocke les graisses et que vous croiserez souvent en diététique. Le sang lui-même est un tissu conjonctif, dont la matrice est liquide : c’est le plasma.
Selon la même étude de 2016, les globules rouges représentent à eux seuls 84 % de nos cellules. La grande majorité des cellules de votre corps vit donc dans un tissu conjonctif, le sang.
Le tissu musculaire se reconnaît à ses cellules contractiles, capables de se raccourcir pour produire un mouvement. Il intervient dans tous les mouvements de l’organisme, ceux que vous décidez comme ceux qui se font sans vous.
On en distingue trois sortes. Le muscle squelettique, attaché aux os, obéit à votre volonté. Le muscle cardiaque et le muscle lisse travaillent sans que vous ayez à y penser : le premier fait battre le cœur, le second fait avancer les aliments dans l’intestin et règle le diamètre des vaisseaux sanguins.
Le tissu nerveux forme l’encéphale, la moelle épinière, les nerfs et les ganglions périphériques. Ses cellules reçoivent des informations et les transmettent, ce qui permet à des zones très éloignées de l’organisme de communiquer et de déclencher la réponse adaptée.
On y trouve deux sortes de cellules, les neurones, qui portent le message, et les cellules gliales, qui les entourent, les soutiennent et les protègent.
Les tissus ne travaillent jamais chacun dans leur coin. Ils se juxtaposent, s’interpénètrent et se combinent pour former des organes, dans lesquels chaque tissu apporte sa fonction. Très souvent, l’un d’eux domine et assure la fonction principale de l’organe.
Prenez le cœur, que je vous présente dans la vidéo comme un organe fait surtout de tissu musculaire. Si on le regarde de plus près, on y retrouve les quatre familles.
Lire un organe de cette façon, tissu par tissu, vous servira bien au-delà de ce chapitre, et votre référentiel le montre noir sur blanc.
Le référentiel est le texte officiel qui crée votre diplôme et qui dit ce que l’examen a le droit de vous demander. Celui du BTS Diététique et nutrition (arrêté du 27 novembre 2024, première session en 2027) inscrit l’histologie au programme de biologie, page 31, avec cet intitulé :
Caractéristiques des tissus épithéliaux, conjonctifs, nerveux, musculaires.

Regardez où se trouve cette ligne. Le tableau s’ouvre sur le titre « Des molécules aux appareils et systèmes de l’organisme », et ses trois premières lignes montent chacune d’un étage, de la biochimie structurale à la biologie cellulaire, puis à l’histologie. C’est exactement le chemin de la vidéo, qui part de la cellule, passe au tissu et arrive à l’organe.
L’histologie revient d’ailleurs plus loin, page 32. Le chapitre sur l’appareil cardiovasculaire demande l’« histologie et propriétés hémodynamiques des vaisseaux », et celui sur l’appareil digestif l’« anatomie et histologie de l’appareil digestif ». Les quatre tissus sont le vocabulaire de base que vous réutiliserez dans ces chapitres.
Des cellules spécialisées qui s’associent forment un tissu, et plusieurs tissus combinés forment un organe, dans lequel l’un d’eux domine.
Pour reconnaître les quatre familles, gardez un réflexe par tissu. Des cellules qui se touchent signalent un épithélium, des cellules dispersées dans une matrice un tissu conjonctif, des cellules contractiles un muscle, et des neurones un tissu nerveux.
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